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Playlist « Les 10 d’Ulysse », thème Oiseaux

Ah, les oiseaux… Leur liberté émerveille et intrigue les artistes pop-rock. Certains s’imaginent en survol, se distanciant d’un monde routinier ou triste, qui se révèle à mesure qu’il rapetisse. Laurent Bardainne & Tigre d’Eau Douce (Oiseau) y posent un regard empathique, parfois dédaigneux, sur les misérables dangers du sol ; Madness (Wings Of A Dove) transforme ce rêve d’altitude en escapade salutairement naïve depuis nos rues quotidiennes ; et The Stranglers (The Raven) en font une boussole rédemptrice vers un cap à l’opposé d’une existence tracée par d’autres.
Mais l’oiseau ne fait pas que voler : il chante. Et ce chant devient l’inspirateur complice de nos artistes. Barclay James Harvest (Mockingbird) y entendent un appel à l’espoir amoureux, d’abord ballade gazouillée puis hymne rythmé par de frénétiques battements d’ailes ; tandis que Lene Lovich (Bird Song) le métamorphose successivement en témoin délateur, fuyard insaisissable, puis innocente victime. Car l'oiseau intrigue aussi, tel l'énigmatique Aigle Noir de Barbara, surgissant en symbole d'une profondeur vertigineuse.
Loin de cette intensité, Eels (I Like Birds) prolongent cette fascination en talisman : aimer les oiseaux, c’est déjà se protéger de la gravité des jours. Car on peut entendre dans l'infinie liberté des oiseaux un appel à la licence poétique la plus débridée, et abritent sous leurs ailes des textes incontrôlables au service de joueuses mélodies, comme AronChupa & Little Sis Nora (I’m an Albatraoz) et leur insolence libertaire, ou The Cramps (Surfin’ Bird) lâchant un rock halluciné par la seule identité grammaticale de l'oiseau.
Mais concluons sur un retour au réel : douce-amère, Solann (L’oiseau) ramène tous ces symboles à la vulnérabilité du passereau, dans un monde régi par des prédateurs prompts à dévorer toute liberté trop fragile.

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